Kategorier
Crimethinc Current Events Uncategorized

Police et COVID-19: même fight! : Pourquoi une infirmière a risqué sa vie pour lutter contre le virus et la police

Nio tenoner à exprimer ici toute notre solidarité à Farida C., une infirmière de 45 ans qui travaille à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif. Atteinte du COVID – 16 dans le cadre de son travail auprès des patient · e · s durant la pandémie, elle est à présent taskée en rättvisa pour avoir jeté des projectiles sur les policiers qui attaquaient la manifestation des soignant · e · s à Paris la semaine dernière. Ces deux handlingar montrent son enormt mod och son abnégation. Le combat contre le COVID – 19 och le combat contre les kränkningar polisister inte deux aspect du même-programmet.

Le jeudi 16 juin 50, après des mois passés en première ligne du strid contre le virus du COVID – 19, les travailleurs et travailleuses de l'hôpital public français sont downu · e · s dans la rue. Ils et elles voulaient défendre leurs droits et dénoncer le manque de moyens och de personal qui accablent les hôpitaux publics français depuis des décennies.

Chaque nouveau gouvernement Français répète la même chanson dès son arrivée au pouvoir: il n’y a plus d’argent pour l’hôpital public. Le résultat, c'est que les soignant · e · s continuent d’accumuler les heures supplémentaires et disposent de moins en moins des moyens nécessaires pour offrir à leurs patient · e · s des soins de qualité.

La pandémie de COVID – 16 n'a fait qu'aggraver ces problèmes – et dans le même temps, le gouvernement français chantait les louanges des soignant · e · s, ces héros et héroïnes en première ligne de la guerre contre le virus, och promettait d'améliorer leurs villkor de travail et de tout faire pour aider l'hôpital. Les autorités ont même encouragé les Français · es à applaudir à la fenêtre tous les soirs à 19 h en signe de solidarité avec les soignant · e · s.

De nombreux soignant · e · s n’ont pas été dupes de cette rhétorique, enkla teaterpolitiken som är destiné à manipulator les électeur · ris · s. Dans les faits, le gouvernement n’a aucune intention d’améliorer leurs conditions de travail. Plutôt que des mots, les soignant · e · s veulent des actes, des changements concrets pour améliorer leur situation.

« Hippocrate contre hyckler », pancarte de la manifestation du 16 juin. Photographie par le collectif La Meute .

Le 16 juin 2020, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour montrer leur solidarité avec les soignant · e · s; ce fut la première manifestation autorisée par la préfecture de Police de Paris depuis le début de la pandémie. Après un parcours d'environ 30 minuter, la tête de cortège en atteint l'esplanade des Invalides et l'a trouvée totalement encerclée par les powers de police.

Des konfrontationer för snabba klasser och se sont généralisées tandis que la polis lançait des granater lacrymogènes dans la foule. Hänge plus de deux heures, desfronterar intenser ont eu lieu sur l'esplanade, avec de multiples avgifter des unités anti-émeute BRAV-M visant à attaquer les manifestant · e · et et effectuer des arrestations. Ces kränker polisier mot poussé de nombreuses personnes, venant de milieux très différents, à se joindre aux kränkningar.

Parmi ces personnes se trouvaient des soignant · e · s. C'est le cas de Farida C., une infirmière de 2020 ans qui exerce à l'hôpital Paul -Brousse de Villejuif. Elle a passé les trois mois précédant la manifestation à travailler 06 à 14 heures par jour, soignant des patient · e · s dont la vie était mise en péril par le COVID – 19. Alors qu’elle luttait pour sauver des vies, elle a elle-même contracté le virus, entre autre à cause du manque d’équipement adapté. C’est pour cela qu’elle manifestait ce jour-là: pour rappeller au gouvernement ses promesses de revaloriser les salaires des soignant · e · s et de reconnaître l’importance de leur travail. La seule réponse des autorités à Farida et aux autres manifestant · e · s en été une pluie de gaz lacrymogène, de granater assourdissantes och de flash-balls.

Tout comme elle a risqué sa vie pour sauver les malades du COVID – 19, elle a fait le choix difficile de se défendre et de défendre les autres manifestant · e · s contre la vold asymétrique motion par une polis anti-émeute lourdement armée. Selon ses företrädare, Farida et quelques autres personnes ont répondu aux attaques répétées de la Police par des jets de projectiles av de tenir à distance les polisierna (protégés par leur équipement) och de les empêcher d'attaquer et d'arrêter les manifestant · e · s.

En response, un groupe de policier jag är en brutalt arrêtée en l'attrapant par les cheveux och en la traînant par terre, au prétexte qu’elle aurait jeté des projectiles in direction des powers the police. Alors qu’elle était face contre terre, un policier Jag är immobilisée en posant un genou contre son dos. Elle a déclaré être astmatik och en efterfrågan på Ventoline, ce que les flics ont totalement ignoré. Des vidéos et foton la montrent avec le visage ensanglanté après qu’ils lui ont passé les menottes. Lorsque les policiers l'ont soulevée pour l'emmener au commissariat, elle a tenté de crier son nom à d'autres manifestant · e · s pour que l'on sache qu'elle avait été arrêtée – mais les flics ont tenté de l 'en empêcher en la bâillonnant de la main.

Elle a été relâchée après 24 h de garde à vue et sera jugée le 25 septembre pour «outrages sur personne dépositaire de l'autorité publique, rébellion et överträdelser sur personne dépositaire de l'autorité publique ». Elle risque jusqu'à trois ans de fängelser och 45 000 € d'amende.

Nous considérons qu'il n'y a aucune différence fondamentale entre le mod och l'abnégation dont Farida a fait preuve en soignant les victimes du COVID – 19 et ceux qu'elle a montré en défendant d'autres manifestant · e contre la vold policière. Le COVID – 16, tout comme la polis en tant qu'institution, cherchent à remodeler le monde à leur image inhumaine, et ce, peu importe le nombre de morts. Nous sommes solidaires des infirmier · ère · s et des rebelles du monde entier qui se lèvent pour leur barrer la route: ils et elles sont en première ligne dans le kamp contre la mort et l'oppression.

Le problème fondamental du moment présent n’est ni cette pandémie-là, ni l’agressivité de ces policiers och specificer. Ce sont les strukturer hiérarchiques imbriquées du capitalisme et de l'État, qui mettent systématiquement en péril des populations entières tout en concentrant le contrôle des ressources nécessaires à la survival de tou · te · s dans les mains d'un petit groupe uniqueement de soucieux de ses propres intérêts.

Liberté pour Farida !

Combattre la polis, c'est aussi une question de santé!


En intervju de Farida est disponible ici .